mardi 31 janvier 2017

le murmure des sables de France Huser

Titre : Le murmure des sables

Auteur: France Huser

Edition : Seuil

Résumé : Une tempête de sable se lève. Un homme est assassiné. C'est ainsi que commence, dans un village au bord du désert, cette histoire où les passions semblent obéir à la chaleur, au vent, au chant des dunes. Chaque personnage y poursuit sa quête : l'art rupestre venu de la nuit des temps, les statues d'ébène rapportées du Sud, chargées des mystères de l'Afrique. Les légendes et les recherches des préhistoriens s'affrontent et se rejoignent. Et Jeanne, qui ne rêve d'abord que d'échapper à cet univers qui l'oppresse, court la nuit, pied nus dans le sable, pour rejoindre sont amant.
Mais l'homme dont la présence charnelle la bouleverse est, lui aussi, happé par les sortilèges du désert. Trouvera-t-elle enfin le chemin de sa liberté et de son espérance ?
Dans cette communauté perdue, mêlant Européens et sahariens, chacun dévoile son secret. Les désirs, les peurs et les vengeances s'attisent et vont parfois jusqu'au meurtre. Un envoûtement gagne le lecteur, comme il emporte les protagonistes du roman au delà d'eux même.

Mon avis : Mon premier livre, que je lis de France huser, et je pourrais me laisser emporter par un deuxième. Au début j'ai eu du mal à accroché, mais au fur et à mesure de la lecture, je me suis accroché de plus en plus à l'histoire. 
Je vous conseil ce livre.

Extrait : ( Page 9 Début du roman ) Le vent soufflait sans relâche, soulevent des murailles de sable. Il n'y avait plus de jour, ni d'horizon. Plus pâle que la lune, le disque du soleil transparaissait à peine. Des tourbillons s'élevaient du sol, masquant le tronc des palmiers d'une brume ocre. Sous la violence des bourrasques, leurs feuillages battaient au vent comme de grands oiseaux sombres qui ne maîtrisent plus leur vol. Alourdi des nuées arrachés au désert, l'air était si dense qu'il assourdissait la rumeur du vent. Son mugissement rauque se répandait dans les ruelles, assiégeait les maisons. Les volets étaient barricadés, renforcés à l'intérieur par des palmes. Derrière les portes on avait roulé des tapis. Une poussière blanche se faufilait jusque dans les moindre recoins et crissait sous les sandales. Pendant des jours et des nuits, par assauts répétés, la tempête s'acharna. Il fallait attendre. La Lueur tiède des bougies rassurait à peine. Une houle déchaînée se brisait contre les façades et le sable ruisselait sur les murs, semblable à de l'écume.

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