mardi 14 février 2017

Vertige de Franck Thilliez

Titre : Vertige

Auteur : Franck Thilliez

Edition : fleuve noir

Résumé : Un homme se réveille au fond d'un gouffre, au coeur d'un environnement hostile, deux inconnus et son fidèle chien comme seuls compagnons d'infortune.Il est enchaîné au poignet, l'un des deux hommes à la cheville et le troisième est libre, mais sa tête est recouverte d'un masque effroyable, qui explosera s'il s'éloigne des deux autres.Qui les a emmenés là ? Pourquoi ? Bientôt, une autre question s'imposera, impérieuse : jusqu'où faut-il aller pour survivre ?

Mon avis : un très bon livre, on se demande un peu ce qui ce passe, s'il vont survivre, ou mourir, pourquoi ils sont la, on à le suspense jusque la fin, je trouve un bizarre la fin, je ne pensais pas que sa se finirais comme cela. Pour ce qui aime le suspense ce livre est fait pour vous, vous ne lacherez pas le livre tant que vous ne saurez pas la fin. Des moments peuvent vous rendre triste, c'est sur mais on arrive à vite oublié cette tristesse par les autres événement du livre.

Extrait : L'être humain a une fâcheuse tendance à décrire péjorativement tout ce qu'il ne connaît pas ou tout ce qu'il trouve différent de ce qu'il a l'habitude d'écouter ou de voir

Robinson avait nommé son île Désespoir. Je décide officiellement d'appeler notre gouffre Vérité.
Sur le tapis, je termine mon « II ». Deuxième jour. Je vais tenter de tenir un calendrier en me calquant sur notre cycle de vie. Quand j'aurai sommeil, je dormirai. Et quand je me réveillerai, quand j'estimerai avoir assez récupéré, je considérerai qu'un jour est passé et je tracerai un trait.
Je sursaute, Michel et Farid aussi. Pour la deuxième fois, un éboulement réveille la nuit. C'est comme si le gouffre se comprimait, se refermait sur nous.

Tous trois, nous sommes assis sous la tente, autour des maigres éléments dont nous disposons. Les deux oranges sont grosses, pleines de jus, j'en suis sûr. J'en prends une et la caresse d'un geste gourmand. L'envie me prend de lui dessiner deux yeux, un nez, une bouche pour qu'elle me sourie, mais je n'ai même pas de stylo.
Dans notre nid, nul ne parle et n'en ressent l'envie. La toile oscille, comme si des mains invisibles la caressaient. Michel regarde ces mouvements ondulatoires avec son gros masque renfoncé entre ses épaules. Là-bas, dans le noir, le puits se met à chanter. On dirait des tuyaux d'orgue au fond d'une église, c'est effroyable. Puis il y a nos tubes digestifs aussi, qui font de drôles de bruits. Je crois que chacun d'entre nous bascule, en ce moment même, du côté où il se rend compte que, peut-être, personne ne viendra nous chercher.

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